Le jeune praticien et sa formation à l’échographie : entretien avec Sabine Aimot Macron

ADMINISTRATEUR

26 Septembre 2012

Comment avez-vous appris l’échographie ?  Voilà le genre de question qu’aucun(e) patient(e) n’aurait l’incongruité de poser au médecin qui l’examine, tant la réponse lui semblerait couler de source : «A la Faculté durant mes études». Et pourtant… Comment nos jeunes collègues se forment-ils aujourd’hui, dans les premières années de leur exercice hospitalier ? Comment abordent-ils cette étrange activité, manuelle autant qu’intellectuelle, où le savoir seul n’est rien sans le savoir-faire ? Jadis auto-apprise sur le tas par la majorité des anciens, aux temps reculés de la paléo-échographie, il nous a semblé intéressant de savoir ce qu’il en était aujourd’hui. D’autant, O tempora O mores, que l’exercice médical se voit chaque jour un peu plus encadré, normé, sous la férule d’une administration produisant textes réglementaires, contrôles en tous genres et procédures d’évaluation, à la cadence d’un fusil d’assaut. Sémillante interne des Hôpitaux de Paris, cachant un caractère bien trempé sous des dehors fort avenants, Sabine Aimot Macron est à l’aube d’une belle carrière médicale et s’apprête à prendre des fonctions de chef de clinique dans une maternité parisienne. C’est à notre demande qu’elle a accepté de parler de ses premiers pas en échographie. Des propos où l’on ne trouvera pas trace d’une critique tant elle se dit satisfaite de son passage dans tous les services qu’elle a fréquentés, et très reconnaissante envers tous ceux qui l’y ont aidée. Loin de vouloir théoriser quoi que ce soit (ce que son parcours ne lui permet pas encore…), elle a modestement accepté de livrer à notre réflexion ce témoignage de jeune praticienne de terrain. Un exercice qui nous a paru d’autant plus intéressant, qu’elle l’accompagne de quelques remarques pertinentes, ce qui prouve que, non contente d’exercer son métier, elle est aussi capable de (bien) le penser. Son plaidoyer sur la place de l’échographie en pratique clinique nous a d’autant plus intéressé qu’il s’inscrit parfaitement dans le cadre du débat que la Sfaumb s’apprête à ouvrir sur le sujet. Joseph Bonan

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